Category: Kilimandjaro

Pourquoi gravit-on des montagnes?

Mon ascension du Kilimandjaro

Le Kilimandjaro, ce sommet mythique, qui fait parti des “sept sommets” du monde (toit de l’Afrique) culmine à presque 6000 mètres d’altitude. Son nom résonne avec l’Afrique, c’est un rêve d’enfant que je réalise.

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Arrivée à Uhuru Peak – Sommet de l’Afrique – Jeudi 7 Janvier 2016 à 6:30am heure locale

    Cette ascension restera gravée dans mon coeur, dans ma tête, dans mes tripes et surtout dans mes jambes comme la chose la plus difficile qu’il m’ait été donnée de réaliser. Elle me rappelle à quel point la vie est infiniment précieuse, courte et magique à la fois. Elle me rappelle qu’avec la volonté tout devient possible. Le sommet se nomme “Uhuru Peak” et se situe très précisément à 5895 mètres. Je suis moi même étonné d’être arrivé au bout de ce rêve tellement il me semblait difficile et tellement il a été éprouvant en réalité…

    J’étais littéralement au bout de ma vie, nous l’étions tous. Il faut dire que je n’ai pas choisi le plus facile pour commencer la “haute montagne”.

Quelques Chiffres

pour se rappeler que la haute montagne ça ne rigole pas…  http://www.climbkilimanjaroguide.com/kilimanjaro-facts

    Chaque année, près de 35 000 athlètes tentent l’ascension du “Kili” (pour les intimes), le taux de réussite dépend grandement du nombre de jours pris pour effectuer le trek et s’acclimater à l’altitude. Plus le nombre de jours augmentent, plus le taux de réussite est élevé.

        Ascension en 5 jours : 27% de réussite

        Ascension en 6 jours : 44% de réussite

        Ascension en 7 jours : 64% de réussite

        Toutes routes confondues: 45% de réussite

    Le nombre de décès est estimé entre 3-7 décès par an. Les décès sur le Kilimandjaro se produisent pour diverses raisons, y compris AMS (le mal aigu des montagnes tels que l’OCHA oedème cérébral de haute altitude et l’OPHA oedème pulmonaire de haute altitude), les chutes ou encore l’hypothermie.

Il faut savoir que la pression atmosphérique et la pression partielle en dioxygène sont plus de moitié fois moins importantes à 6000 mètres que par rapport au niveau de la mer.

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Pression atmosphérique et pression partielle en dioxygène en fonction de l’altitude (Ecole Normale Supérieure de Lyon)

    Pour nous mettre dans le bain, la veille de notre ascension finale nous avons été témoin de l’évacuation d’une personne… D’une simple cheville tordue à un AMS sévère, on ne saura jamais la cause exacte (qui nous a peut-être été cachée volontairement).

    Bref, même si l’aventure a été fabuleuse (avec le recul), j’étais conscient du danger avant le départ. En fait, ma principale peur était de savoir comment mon corps allait réagir avec l’altitude. Car je n’étais jamais allé au-dessus de 3500 mètres d’altitude et c’était donc une totale inconnue.

    Intérieurement, c’était avant tout des vacances. Alors je suis parti décomplexé, positif, me persuadant que tout se passerait bien. Une fois sur la montagne, je me suis concentré sur ma respiration avec de grandes inspirations par le nez et expirations profondes par la bouche, comme lors d’un effort sportif en somme. A part quelques maux de têtes minimes, je n’ai pas eu le mal des montagnes jusqu’à 5200 mètres mais ça c’est une autre histoire sur laquelle je reviens plus bas.

Ascension en 6 jours par la voie Rongai

    Je vous ai donné les statistiques dans la partie précédente, 44% de réussite.. Nous avons emprunté à l’allée la voie Rongai et au retour la voie Marangu communément appelé la voie “Coca Cola” (la plus empruntée) pour une ascension en 6 jours (aller/retour).

    Je vais passer assez vite sur les premiers jours pour rentrer en détail sur la partie vraiment “intense” J3, J4 et J5 et sur lesquels les sensations ont atteint des sommets (c’est le cas de le dire).

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J1 – Dimanche 3 janvier 2016: de 1980m à 2671m

  • Début de la Rongai Route de 1980m jusqu’à Simba Camp à 2671m
  • 3h de marche, 691 mètres de dénivelé positif étalés sur 7,25km
  • Un début en douceur et nous arrivons en début d’après-midi. Le reste de la journée est libre et nous laisse le temps de nous acclimater (et de jouer aux cartes!).

J2 – Lundi 4 janvier 2016: de 2671m à 3600m

  • De Simba Camp (2671m) à Kikelelwa Camp (3600m)
  • 5h50 de marche, 1309 mètres de dénivelé positif sur 13,1 km.

On peut sentir la force de la montagne et du grand air nous transpercer de part en part. Au loin, on aperçoit et on se rapproche du mont Mawenzi qui culmine à 5149 mètres.

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J3 – Mardi 5 janvier 2016: de 3600m à 4330m

  • De Kikelelwa Camp (3600 mètres) à Mawenzi Tarn Hut (4330 mètres)
  • Au total 4h20 de marche, 1048 mètres de dénivelé positif et 4,9 km parcourus. En effet, dans l’après-midi nous effectuons une marche ‘d’acclimatation à l’altitude jusqu’à 4500 mètres où nous restons 45 minutes pour discuter et commencer à ressentir les effets de la haute altitude.

On se rapproche et les paysages deviennent de plus en plus “marsiens”. On peut presque toucher le Kili mais ce n’est qu’une illusion car il est encore loin.

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Le Kili à portée de bras à environ 4000 mètres d’altitude

La végétation se fait plus rare avec la raréfaction du dioxygène et je commence à “planer” (pour de vrai à cause du manque d’oxygène) et me laisse bercer par cette mer de nuages.

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L’arrivée au camp de base du Mont Mawenzi à 4330 mètres est magique et transpire la sérénité de la montagne, à la fois imposante et intimidante.

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Ce soir il fera froid, environ -5° et je remercie Nicole et Paul (ma tante et mon oncle) pour m’avoir donné un sac de couchage de compétition qui me permet de ne pas avoir froid et de passer de longue nuit de repos à la fois musculaire et nerveux. On y est presque le grand jour approche. Demain direction Kibo Hut à 4720 mètres.

J4/J5 – Mercredi 6/Jeudi 7 janvier 2016: de 4330m à 4720m puis ascension de Nuit

De Mawenzi Tarn Hut (4330 mètres) à Kibo Hut (4720 mètres)

Ca y est c’est la veille de l’ascension. Franck notre guide nous a donné le détail du début de journée. Petit déjeuner 6h30, départ à 7h00 pour environ 4h00 (4h10 en vrai) de marche et rallier Kibo Hut le dernier campement à 4720 mètres avant l’ascension. 690 mètres de dénivelé positif et 8,8km de faux plat. Nous arrivons à Kibo Hut en fin de matinée déjà fatigué par l’altitude. On est presque au niveau du Mont Blanc et ce n’est pas fini… La respiration est assez difficile et le moindre effort brutal donne mal à la tête. Même rigoler devient difficile et donc on limite les blagues..!

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Je ne vous en ai pas encore parlé mais tout ce bout de chemin je ne l’effectue pas seul, nous sommes huit à tenter l’ascension et je suis le plus jeune:

– Arnaud, ingénieur dans l’environnement

– Rodolphe, ingénieur (qui a fait la même école que moi!)

– Guillaume, ingénieur/responsable technique dans un laboratoire de chimie

– Feyrouze, avocate spécialisée en Médiation et droit collaboratif

– Aline (ma dada! qui veut dire soeur en swahili 🙂 chef de projet marketing

– Francois, ingénieur/consultant dans une boite de conseil IT

– Bénédicte, commerciale

– Moi, ingénieur dans le cloud

En plus de nous, il faut compter les porteurs. Ils sont 20 et ont porté à chaque étape 20 kilos (nos gros sacs + du matériel/tente/cuisine) en plus de leurs affaires… des surhommes (et femme!). Il y a aussi un porteur qui monte les tentes en arrivant, un assistant cuisinier et un cuisinier qui nous permettent de manger copieusement et varié tous les jours. Enfin, les 3 guides assistants exceptionnels et Franck notre chef guide pour tout le séjour. Nous avons donc un guide pour deux pour l’ascension et au total nous sommes plus d’une trentaine sur notre campement.

    A Kibo Hut, voilà le programme annoncé par Franck:

On déjeune à 13h00 puis sieste obligatoire jusqu’à 17h00. Heure à laquelle on a une démonstration du caisson hyperbare qui va nous accompagner sur le dos des guides assistants pour l’ascension. Puis on dine. A la fin du diner, on a le briefing pour l’ascension et Franck et nos trois guides assistants Martin, Thomas et Augustino y participent. Tout ça fait que l’adrénaline monte et la peur aussi.

    Franck nous dit de préparer nos gourdes. 2L d’eau devrait suffire. Mais j’ai du mal à y croire sachant que les journées précédentes j’ai bu en moyenne 5 à 7 litres d’eau et qu’on part pour 9h de marche.

    Notre cuisinier nous apporte donc  l’eau dans laquelle nous nous empressons de distiller plusieurs pastilles de ‘micropure’ (pour purifier l’eau qui vient des rivières environnantes et dont on se sert tout le long du séjour).

    Franck nous explique alors comment l’ascension va se dérouler. On emprunte une route difficile qui ne fait “que” 6km mais sur laquelle on va prendre plus de 1250 mètres de dénivelé positif… La marche devrait nous prendre 7 heures pour monter les 6 km et 2h30 pour redescendre. Ensuite en début d’après-midi on aura 9 km à parcourir l’après-midi pour descendre en trace directe à 3600 mètres… une journée marathon de plus de 13h de marche.  En plus, on va faire 2 sommets avant Uhuru Peak à 5895 mètres. Il y aura Stella Point à 5756 mètres et Gillman’s Point à 5703 mètres. L’arrivée à un des sommets donne le droit à un certificat d’ascension sur lequel le point le plus haut atteint est marqué.

Petit schéma descriptif (altitude en ordonnée, temps de marche en abscisse)

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Il y aura plusieurs pauses. La première pause sera à 5000 mètres après environ 1h30 de marche. La deuxième pause sera à Hans Meyer Cave à 5240 mètres. Ensuite il faut escalader avec les mains car ce sont de gros blocs qui nous séparent de Gillman’s Point à 5703 mètres… La fin est passée sous silence.

    Il est temps de passer en revu l’équipement: ce sera départ minuit pour une ascension nocturne et voir le lever de soleil au sommet si tout va bien. Evidemment, une lampe frontale avec des piles neuves est indispensable.

    Pour le haut, il faut compter une polaire, une doudoune et un coupe vent goretex par dessus (ou équivalent) + écharpe/passe-montagne, gros bonnet. Bref tout est bon pour éviter le froid qui, en plus de l’altitude, est vraiment difficile à gérer.

    Pour le bas, un collant et un pantalon de ski et si pas de pantalon de ski au moins 3 épaisseurs. J’ai mis deux paires de chaussette, une technique et une en laine.

    Pour les mains, gants + sous-gants. Pour info, nos guides ne portent pas de gants et font la montée les mains dans les poches pour ne pas avoir froid..

On a de la chance, le ciel est dégagé il n’y aura pas de neige ou de grêle donc pas besoin de poncho ou cape de pluie mais je l’embarque quand même dans mon sac au cas où.

    Après toutes ces explications re-sieste jusqu’à 23h30. Mais en ce qui me concerne il est impossible de trouver le sommeil avec l’excitation, l’appréhension, le questionnement de se dire qu’on se lance dans un truc complètement fou sachant qu’on est déjà à 4720 mètres… j’arrive à fermer les yeux une heure.

    Au réveil, c’est l’heure de prendre toute l’énergie possible pour le début de l’ascension: biscuit au gingembre, thé et/ou café. On se prépare aussi avec des chaufferettes, des barres énergétiques, du gel énergétique dans les poches et une tablette de chocolat chacun offerte par l’équipe. Ca y est nous sommes prêts et à 00 h16 on lève le camp, motivé à fond.

    Franck nous dit dans quel ordre on doit se positionner. Ce sera le guide Tino (Augustino) tout devant suivi de Rodolphe et de Feyrouze. Je serai en quatrième position. Derrière moi Bénédicte, Arnaud, Guillaume, François et Aline ferment la marche dans cet ordre.

    Au début, on monte en ligne droite, et on double deux autres groupes d’américains/canadiens/australiens. On arrive à 5000 mètres après à peine plus d’une heure de marche. La pause est rapide, pas plus de 10 minutes. Le froid et l’altitude ne nous autorisent pas des pauses trop longues. En plus de ça, la nuit a tendance à endormir les marcheurs avec l’altitude..

    J’essaie de boire mon eau, j’ai glissé dedans deux comprimés de vitamines Supradyn effervescents juste avant le départ. J’ai bu à peine 300ml de mon camelback. J’essaie de rationner car 2L ne me paraissent définitivement pas suffisants. Mais avec le froid l’hydratation ne m’occupe pas l’esprit.

    Je suis encore bien physiquement et lucide mais le rythme est très élevé et je sais que je ne tiendrai pas la cadence à ce rythme. On continue de progresser et vers 5100 mètres, le groupe se scinde en deux. Guillaume, Arnaud et Aline partent devant.

    Entre 5000 m et 5200 m on fait des zigzags car la montée est raide (+/-25%). Je commence à ressentir sérieusement les effets de l’altitude. Je plane complètement. Je suis zen et j’ai mis de la musique pour le groupe. J’ai la tête qui tourne et un peu la nausée mais la principale sensation que je ressens est un sentiment d’être absent et de planer complètement. Franck nous a avertis que ça pouvait arriver et que c’était normal.

    Je reste donc positif et j’avance lentement mais sûrement, toujours avec de grandes inspirations par le nez (malgré le froid). Je débouche mon nez à chaque pause si nécessaire avec du physiomer. On écoute donc ma musique électronique/lounge sur mon portable que j’ai glissé dans mon coupe vent et qui, personnellement, me maintient éveillé car nous n’avons plus la force de nous parler.

Vers 2h45 du matin, nous arrivons à Hans Mayer Cave à 5240 mètres. On fait une pause. Je me rends compte que le tuyau de mon camelback a complètement gelé, impossible de boire dessus. Il doit faire -8°. Je le sors de son emplacement dédié dans mon sac de randonnée. Dorénavant, je boirai directement via son ouverture principale comme une gourde classique.

    Les choses se compliquent sérieusement vers 3h du matin. Je vois les autres dans la galère comme moi ce qui a ce côté rassurant de se dire qu’on est tous dans le même bateau.

    On attaque le (très) vif du sujet, avec des rochers à grimper jusqu’à 5700 mètres et Gillman’s point. Je range les bâtons. Aline ne va pas bien, elle a du mal à respirer, on rattrape le groupe de tête. Elle est complètement absente mais a réussi à puiser en elle une motivation inespérée. Tout le monde s’accroche tant bien que mal. On se sert les coudes autant que possible.

    Certains sont sur le point d’abandonner mais on ne lâche rien. Je prends du gel énergétique couplé à mon eau vitaminé gelé. Ca me donne un véritable coup de fouet.

Et finalement on arrive tous à Gillman’s Point vers 4h30 du matin complètement exténué à près de 5700 mètres d’altitude.

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On se demande comment on va faire pour redescendre tellement notre souffle est court. Et surtout on se demande si on va réussir à faire les 200 mètres de dénivelé qui nous séparent du sommet.

Chaque pas devient infiniment pesant. J’adopte un rythme encore plus lent et régulier pour éviter tout effort intense. Je dois reprendre mon souffle à chaque pas et j’avance de 30 centimètres en moyenne. Mes cuisses brulent, j’ai des petites crampes aux mollets. Je ne sens plus mes mains malgré mes gants. Il doit faire -15°. Alors je fais comme les guides et je marche les mains dans les poches. Jusqu’à Stella Point, on progresse dans la neige. Car oui, la neige éternelle du Kilimandjaro est toujours bien présente.

Je sens vraiment l’altitude et je perds en lucidité. Guillaume s’endort en marchant. François titube devant moi faisant des écarts de 1 à 2 mètres vers la gauche et la droite, Bénédicte est sur le point d’abandonner. Arnaud et Feyrouze semblent s’en sortir mieux.

Mais j’ai extrêmement peur pour nous tous. Car on progresse sur une sorte de crête jusqu’à Stella Point puis vers Uhuru Peak. Le fait que je plane me fait oublier que j’ai le vertige et le précipice couvert de neige sur ma droite qui dévale directement dans le Cratère du Kilimandjaro ne me fait pas peur.

Maintenant, je me rends compte que la condition physique ne joue plus. C’est le mental et l’état d’esprit qui me feront aller au bout. Je me rappelle ce que Franck nous avait dit au départ “toujours positiver”, “si les autres y arrivent pourquoi vous n’y arriverez pas”. On est tous dans le dur, malgré notre bonne condition physique.

Après 45 minutes de marche, on arrive à Stella Point à 5756 mètres. On a progressé de environ 1,5 mètres par minute (de dénivelé). La fin de l’ascension est pénible mais on rencontre du monde sur notre route ce qui nous motive à y croire et finalement, espacé de moins de 10 minutes chacun, nous arrivons tous à Uhuru Peak entre 6h25 et 6h35. L’esprit de groupe nous a fait nous dépasser chacun individuellement. On s’est accroché à ce qui nous était cher comme la famille ou les amis. On s’est rappelé qu’on ne viendra pas tous les jours sur le toit de l’Afrique. On se rappelle entre nous qu’on n’est pas là “pour sucer des glaçons” ou pour “enfiler des perles”.

En arrivant devant le panneau, je m’effondre de bonheur et je me mets à pleurer. Je pleure comme je peux. Car pleurer me donne le souffle encore plus court qu’il ne l’est déjà. Je pleure car je réalise que je suis allé au bout de moi. Je n’ai jamais autant pleuré de bonheur. Une sensation incroyable de réaliser un rêve et surtout le fait que l’euphorie ressentie est infiniment proportionnelle à la peine éprouvée durant l’ascension.

    On a même le temps de prendre une photo de groupe, tous, devant le panneau.  Mais on ne tarde pas au sommet car notre organisme ne peut pas supporter l’altitude et la température extrême. J’ai les doigts congelés à les sortir des gants pour prendre des photos. Je sors une chaufferette “Nature&Découverte” mais elle n’a aucun effet et je le retrouverai gelée dans ma poche à la descente ce qui donne une indication forte de la température.

    Le soleil se lève sur le Kilimandjaro, depuis le toit de l’Afrique, j’observe rêveur le paysage irréel dessiné par le glacier éternel, bercé par une brise givrante et ébloui par un ciel rosé. Je me sens plus vivant que jamais. J’y suis arrivé, nous y sommes tous arrivés.

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Je dédie mon ascension à toutes les personnes de notre groupe. Car sans l’esprit de groupe, je sais que j’aurais abandonné à Gillman’s Point voir avant.

Sans les autres, rien n’est possible.

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Merci aux personnes qui ont relu et corrigé mon récit.

J’espère vous avoir convaincu de gravir votre propre montagne et si vous vous préparez pour le Kilimandjaro, bonne chance à vous! 🙂

Amicalement,

Pascal